Kārtik
Kārtik is the month of Dāmodara. Each evening a small lamp is offered to Kṛṣṇa while the Dāmodarāṣṭakam is sung. You can keep it simply, at home or with others.
Offre ta lampe ce soir
Deux minutes de calme. Kṛṣṇa accepte l’amour, l’intention et les prières que tu offres avec ta lampe. Maintiens le bouton pour l’allumer, puis fais de lents cercles avec ton doigt autour de Dāmodara.
Offrir une lampe chez soi
Chaque soir du mois, à l’heure qui te convient.
- Allume une petite lampe Une lampe au ghee est traditionnelle. Une bougie ou une bougie chauffe-plat convient aussi.
- Tiens-toi devant Kṛṣṇa Une image de Kṛṣṇa, ou de bébé Kṛṣṇa avec mère Yaśodā, suffit.
- Chante ou lis le Dāmodarāṣṭakam Huit courts versets. Les lire lentement vaut autant que les chanter.
- Fais tourner doucement la lampe Décris de petits cercles devant Kṛṣṇa, avec le désir de Lui plaire. La famille et les amis peuvent aussi en offrir une.
C’est l’ordre suivi pendant l’ārati au temple : quatre cercles aux pieds, deux au nombril, trois au visage, puis sept autour de toute la forme. Chez soi, de doux cercles faits avec amour suffisent.
Le Dāmodarāṣṭakam
La prière chantée dans les temples chaque soir de Kārtik. Ses huit versets :
namāmīśvaraṃ sac-cid-ānanda-rūpaṃ
lasat-kuṇḍalaṃ gokule bhrājamānam
yaśodā-bhiyolūkhalād dhāvamānaṃ
parāmṛṣṭam atyantato drutya gopyā
Au Seigneur Suprême, dont la forme est l’incarnation de l’existence éternelle, de la connaissance et de la félicité, dont les boucles d’oreilles en forme de requin se balancent de part et d’autre, qui brille magnifiquement dans le royaume divin de Gokula, qui [pour avoir brisé le pot de yaourt que Sa mère barattait en beurre, puis volé le beurre suspendu à une balançoire] s’enfuit vivement du mortier de bois par crainte de mère Yaśodā, mais qui a été rattrapé par derrière par elle, qui L’a poursuivi plus vite encore : à ce Seigneur Suprême, Śrī Dāmodara, j’offre mes humbles hommages.
rudantaṃ muhur netra-yugmaṃ mṛjantaṃ
karāmbhoja-yugmena sātaṅka-netram
muhuḥ śvāsa-kampa-trirekhāṅka-kaṇṭha-
sthita-graivaṃ dāmodaraṃ bhakti-baddham
[Voyant le bâton dans la main de Sa mère,] Il pleure et Se frotte les yeux encore et encore de Ses deux mains de lotus. Ses yeux sont remplis de peur, et le collier de perles autour de Son cou, marqué de trois lignes comme une conque, tremble au rythme de Sa respiration rapide due aux sanglots. À ce Seigneur Suprême, Śrī Dāmodara, dont le ventre est lié non par des cordes mais par le pur amour de Sa mère, j’offre mes humbles hommages.
itīdṛk sva-līlābhir ānanda-kuṇḍe
sva-ghoṣaṃ nimajjantam ākhyāpayantam
tadīyeṣita-jñeṣu bhaktair jitatvaṃ
punaḥ prematas taṃ śatāvṛtti vande
Par de tels divertissements d’enfance, Il plonge les habitants de Gokula dans des lacs d’extase, et révèle aux dévots absorbés dans la connaissance de Sa majesté et de Son opulence suprêmes qu’Il n’est conquis que par les dévots dont le pur amour est empreint d’intimité, libre de toute idée de crainte et de révérence. Avec un grand amour, j’offre encore mes hommages au Seigneur Dāmodara, des centaines et des centaines de fois.
varaṃ deva mokṣaṃ na mokṣāvadhiṃ vā
na cānyaṃ vṛṇe 'haṃ vareśād apīha
idaṃ te vapur nātha gopāla-bālaṃ
sadā me manasy āvirāstāṃ kim anyaiḥ
Ô Seigneur, bien que Tu puisses accorder toutes sortes de bénédictions, je ne Te prie ni pour la libération impersonnelle, ni pour la libération suprême de la vie éternelle en Vaikuṇṭha, ni pour aucune autre faveur [que l’on peut obtenir en pratiquant les neuf formes de la bhakti]. Ô Seigneur, je souhaite simplement que Ta forme de Bāla Gopāla à Vṛndāvana demeure toujours manifeste dans mon cœur, car à quoi me servirait toute autre faveur ?
idaṃ te mukhāmbhojam atyanta-nīlair
vṛtaṃ kuntalaiḥ snigdha-raktaiś ca gopyā
muhuś cumbitaṃ bimba-raktādharaṃ me
manasy āvirāstām alaṃ lakṣa-lābhaiḥ
Ô Seigneur, Ton visage de lotus, encadré de boucles de cheveux noirs et doux teintés de rouge, est embrassé encore et encore par mère Yaśodā, et Tes lèvres sont rougeâtres comme le fruit bimba. Puisse cette belle vision de Ton visage de lotus demeurer toujours manifeste dans mon cœur. Des milliers et des milliers d’autres bénédictions ne me sont d’aucune utilité.
namo deva dāmodarānanta viṣṇo
prasīda prabho duḥkha-jālābdhi-magnam
kṛpā-dṛṣṭi-vṛṣṭyāti-dīnaṃ batānu
gṛhāṇeśa mām ajñam edhy akṣi-dṛśyaḥ
Ô Dieu Suprême, je T’offre mes hommages. Ô Dāmodara ! Ô Ananta ! Ô Viṣṇu ! Ô maître ! Ô mon Seigneur, sois satisfait de moi. En répandant sur moi Ton regard de miséricorde, délivre ce pauvre sot ignorant, plongé dans un océan de souffrances matérielles, et deviens visible à mes yeux.
kuverātmajau baddha-mūrtyaiva yadvat
tvayā mocitau bhakti-bhājau kṛtau ca
tathā prema-bhaktiṃ svakāṃ me prayaccha
na mokṣe graho me 'sti dāmodareha
Ô Seigneur Dāmodara, de même que les deux fils de Kuvera, Maṇigrīva et Nalakūvara, furent délivrés de la malédiction de Nārada et devinrent de grands dévots grâce à Toi, sous Ta forme d’enfant attaché par une corde à un mortier de bois, accorde-moi de la même façon Ton propre prema-bhakti. Je n’aspire qu’à cela et n’ai aucun désir de libération, quelle qu’elle soit.
namas te 'stu dāmne sphurad-dīpti-dhāmne
tvadīyodarāyātha viśvasya dhāmne
namo rādhikāyai tvadīya-priyāyai
namo 'nanta-līlāya devāya tubhyam
Ô Seigneur Dāmodara, j’offre d’abord mes hommages à la corde resplendissante qui lie Ton ventre. J’offre ensuite mes hommages à Ton ventre, demeure de l’univers entier. Je m’incline humblement devant Ta bien-aimée Śrīmatī Rādhārāṇī, et je T’offre tous mes hommages, à Toi, le Seigneur Suprême, qui manifestes des divertissements illimités.